Louise Jobin

Louise JOBIN travaille d’abord comme marionnettiste pour la ville d’Outremont. Puis elle oriente son talent à la création de costumes. De 1964 à 1970, elle dessine les costumes d’environ 30 pièces de théâtre pour la plupart mises en scène par André Brassard.

En 1966, elle devient chef-costumière à Radio-Canada où elle travaille principalement sur la série d’envergure d’Iberville comprenant 39 émissions.

Elle quitte ce poste en 1968 pour ouvrir, avec François Laplante, la boutique de mode Too Much à moitié collection originale et à moitié marché aux puces. Bien que la boutique connaisse un certain succès, les propriétaires décident de ne pas poursuivre l’expérience préférant demeurer dans le domaine artistique.

Louise JOBIN rencontre alors François Barbeau, par l’entremise de François Laplante, et devient son assistante pour, entre autres, le film Éliza’s horoscope et Kamouraska.

En 1970, elle concentre définitivement sa carrière au cinéma. Depuis lors, elle dessine les costumes d’environ 50 films et travaille comme assistante aux costumes d’une quinzaine d’autres. Souvent mise en nomination pour des prix de l’Académie canadienne du cinéma, elle reçoit, en 1980 un premier Génie pour les meilleurs costumes du film Cordélia de Jean Beaudin, un second en 1986 pour Joshua then and now de Ted Kotcheff, un troisième en 1990 pour Jésus de Montréal de Denys Arcand et, en 1987, elle remporte un Gemini pour Ford the men and the machine de Allan Eastman. Elle participe à de nombreuses productions canadiennes et étrangères telles Les ordres en 1973, Les Vautours en 1974, J.A. Martin photographe en 1975 où elle dessine les costumes de Monique Mercure, L’affaire Coffin en 1979, Les Plouffe en 1980 où elle détient la responsabilité des costumes de scènes de foule, Louisiane en 1983, Pouvoir intime en 1985 et Jésus de Montréal en 1988, Being at home with Claude en 1991 pour ne nommer que celles-là.

Depuis 1987, elle fait également de la direction artistique notamment pour Ding et Dong: le film, Nelligan, La vie fantôme, Les amoureuses et de nombreux téléfilms.

Louise JOBIN s’est également impliquée dans le milieu syndical de 1975 à 1978 en siégeant à l’exécutif du Syndicat national du Cinéma, devenu depuis le STCVQ, d’abord en tant qu’officier puis en tant que présidente et y est retournée en 1990-91, comme vice-présidente et porte-parole aux négociations avec l’APFTQ.

Depuis 1987, Louise JOBIN a recollaboré épisodiquement au théâtre pour Les paravents et Galilée au T.N.M., Oh! Les beaux jours et Bérénice à l’Espace go ainsi que Bonjour là bonjour et Marcel poursuivi par les chiens au T.P.Q., pièces pour lesquelles elle a conçu les costumes.